La forêt Amazonienne

décembre 04, 2019 3 lecture(s)

amazone forêt amazonienne

La forêt amazonienne est plus communément appelée "poumon du monde" pour une bonne raison ; elle absorbe près de 15% du CO2 mondial, ce qui contribue à réguler le réchauffement climatique.

 

Malheureusement en raison de la déforestation, ses capacités d'absorption sont en baisse depuis de nombreuses années.

 

Des pertes significatives

On estime la perte de surface boisée de la forêt Amazonienne depuis les 50 dernières années à quasiment 20%.

Les estimations futures font froid dans le dos car l'intensification de la déforestation se fait sentir réellement depuis la dernière décennie : la déforestation a été en juillet 2019 quasiment quatre fois supérieure à celle de juillet 2018.

Résultat? Des scientifiques estimeraient qu'en 2050, la perte de surface boisée pourrait atteindre les 70%.

 

déforestation forêt amazonienne

 

La forêt Amazonienne en quelques chiffres

L'état de la forêt amazonienne est critique d'un point de vue naturel, humain et animal.

En quelques chiffres, la forêt amazonienne c'est 30 000 espèces de plantes, 3000 espèces de poissons, 1500 d'oiseaux, 500 de mammifères, 550 de reptiles et 2,5 millions d'insectes. L'Amazonie c'est aussi 30 millions d'habitants citadins et 3 millions d'indiens qui forment près de 420 tribus.

Grâce au fleuve Amazone, (le plus important du monde en débit) l'Amazonie représente 20% de l'eau douce non gelée de la planète.

 

les tribus de la forêt amazonienne

 

Les récents incendies

Même si il est encore tôt pour en dégager des conséquences chiffrées, nous savons évidemment que les conséquences sont terribles.

Avec les importants incendies qui ont touché "ce poumon vert", l'équilibre s'inverse: la quantité de CO2 rejeté devient plus importante que la quantité absorbée.

"Les forêts tropicales ont une particularité: elles contiennent énormément de carbone, bien plus que les forêts que l'on a en Europe", rappelle Philippe Ciais. "Avec les incendies, un énorme dégagement de CO2 se produit qui ne peut pas être compensé par l'absorption des arbres épargnés par les flammes. Autrement dit, le CO2 relâché ne va pas être récupéré et l'équilibre est détruit." 

incendie forêt amazonienne

Des espèces menacées

"Dans chaque hectare de forêt vivent près de 200 espèces différentes, dont beaucoup sont encore inconnues. Il s'agit de réserves de biodiversité uniques. Quand leur habitat est détruit, il est perdu pour toujours. Il ne pourra pas être restauré, ou recréé. C'est une perte inestimable", déplore Philippe Ciais. 

Vers une savane

En Amazonie 80% des pluies sont dues à des particules d'eau qui s'évaporent de la forêt. Lorsqu'il pleut, les sols absorbent permettant aux arbres de se regorger d'eau via leurs racines. Puis l'eau s'évapore à nouveau par les feuilles provocant un nuage, puis de la pluie. C'est un cycle infini (ou presque). Avec la déforestation, et les malheureux incendies, les sols s'assèchent. Ce qui empêche ce cycle naturel de perdurer. Les arbres manquent d'eau (et par conséquent ne peuvent plus vivre) et ne peuvent donc plus entraîner les précipitations qui rafraîchissent l’atmosphère. 

déforestation forêt amazonienne

Au total, près de 20 milliards de tonnes de vapeur sont rejetées par jour par la forêt amazonienne. Mais ce chiffre diminue au fur et à mesure que la déforestation avance et que les incendies détruisent la végétation. Le risque que la forêt tropicale que nous connaissons disparaisse s'accentue. Elle serait alors progressivement remplacée par des herbes hautes, voire par une savane qui nécessite moins d'eau. L'atmosphère serait moins rafraîchie. Beaucoup moins de carbone serait par ailleurs absorbé, amplifiant encore l'effet de serre. 

 

Nous avons l'impression d'évoluer dans un contexte étrange ou nous avons conscience des dégâts considérables faits sur l'environnement (déforestation mais pas que, pollution plastique, pollution des sols, etc). Mais en revanche rien de concret n'est fait. On se souvient que la loi sur l'interdiction des plastiques à usage unique a été repoussé ou encore plus récemment l'amendement passé en faveur de l'huile de palme pour l'entreprise TOTAL.

 

« Il n'y a aucun signe de ralentissement, et encore moins de diminution, de la concentration des gaz à effet de serre dans l'atmosphère malgré tous les engagements pris depuis 1990 (protocole de Kyoto)», a déclaré le Secrétaire général de l'OMM, M. Petteri Taalas.


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